Once upon a time… Krakow

Cracovie, c’est la ville parfaite pour une princesse. C’est magique. Y a des petites ruelles pavées et des clochers partout. Y a un château et même un dragon. Y a de la musique qui s’éleve de chaque coin de rue et des bulles de savon sur la place principale. La nuit, depuis la fenêtre de mon dortoir douze personnes, on pouvait entendre les sabots des chevaux et les roues des calèches. Cracovie, c’est une ville de conte de fées. Et ça tombe bien, parce que c’est un peu ce que je vis en ce début de voyage.

Des contes, j’en ai d’ailleurs entendus plusieurs, tout en origami, imaginés par un compagnon de chambrée. Ça m’a mis des étoiles plein les yeux juste avant de m’endormir. Puis c’est drôle, parce qu’on habitait à seulement quelques kilomètres dans nos petits villages des Pyrénées, et on se retrouve comme ça, par hasard, dans une minuscule auberge polonaise, à plier des feuilles de papier pour transformer la réalité.

Mais Cracovie, ce n’est pas que la magie. C’est aussi toute l’atrocité de la guerre, emprisonnée dans les pierres, à seulement une petite heure de là. Auschwitz. J’ai longtemps hésité avant de me décider à y aller. J’avais peur de la marchandisation du lieu. J’avais peur que l’horreur devienne attraction touristique. Mais on m’a dit qu’Auschwitz, c’était surtout un mémorial, puis un important devoir de mémoire. Alors, je suis allée me souvenir. L’enfer aux portes du paradis.

C’est un mélange de tout ça un voyage. De l’histoire, de la magie, des rencontres, des découvertes. Puis des petites galères. J’ai beaucoup marché, parce que je me suis beaucoup mal orientée, surtout quand j’ai voulu faire au plus court, c’était en fait souvent au plus long. J’ai perdu deux tee-shirts en faisant une lessive. Puis comme j’en ai que trois, il m’en restait plus beaucoup. Mais finalement tout rentre toujours dans l’ordre, avec de la patience, des mollets et un sourire… Une vraie routarde débutante sur la route de l’aventure.

Pour finir, j’ai mangé mon seul repas pris à l’extérieur dans un bar à lait, une cantine vestige de l’époque communiste. Des pierogi et une soupe au concombre, dont j’ai offert la moitié vu la taille de la portion… Puis là j’ai faim, dans mon bus qui me conduit à Tallinn depuis près de 24 heures… J’ai oublié mon sac de nourriture sur le trottoir, et le bus ne s’arrête jamais. Vivement que j’évolue en routarde expérimentée. Mais même si mon estomac est vide, mon cœur est plein, et ça c’est l’essentiel.

Un commentaire sur “Once upon a time… Krakow

  1. Voilà! J’ai lu!! Bien contente de ouf comment tout se déroule, Cest fou quand même. Jadore ta vidéo, beau montage plein de poésie. Bisous routarde.

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