Once upon a time… la Russie de l’Ouest

La Russie. Ce pays qui m’effrayait tant avant mon arrivée… La langue, la culture, la rudesse du climat et la froideur des habitants…Tout un imaginaire, né de l’inconnu, fait de babushkas qui ne sourient pas et de rustres qui boivent de la vodka…

De Saint Petersbourg à Moscou, j’ai remplacé toutes ces vieilles images aussi désuètes que l’époque soviétique, par de nouvelles images aussi vivantes que douces. Saint Petersbourg et Moscou vibrent d’une énergie positive. Les gens rient dans la rue, écoutent de la musique, dansent, se promènent dans les parcs, vont au théâtre, boivent des verres dans des bars alternatifs, et font la fête jusqu’à tard dans la nuit. Pour peu qu’on ne distingue les clochers de Basile-le-bienheureux ou du Saint-Sauveur au loin, on se croirait encore en Europe. Ou dans un conte de fée. Avec leurs églises par milliers et leurs façades pastel, Saint Petersbourg et Moscou semblent sorties d’un livre enfantin. Des villes pour rêver.

Il est pourtant vrai que les Russes peuvent laisser paraître un premier abord froid comme la neige sibérienne. Mais dès les premiers mots échangés, ou gestes, ils se révèlent tout aussi aidants que sympathiques. Il n’a pas été rare de partager une conversation avec des travailleurs locaux dans les auberges de jeunesse traversées. Auberges qui sont d’ailleurs d’une qualité assez exceptionnelle: on se réveille avec l’odeur des crêpes fraichement cuites, le linge est lavé gratuitement pendant la nuit, des diners russes ou des soirées cinéma sont organisées, et très souvent, un petit rideau accroché au lit isole du monde extérieur comme dans un petit cocon. Et tout cela pour un prix dérisoire…

La journée, on flâne dans les villes au gré des jolies rues du centre ou on farniente dans un parc ou un café après avoir mangé une délicieuse soupe et un repas chaud dans une des nombreuses stolovaya, sorte de cantine à la nourriture aussi réconfortante que peu chère. A Saint Petersbourg, on s’offre un après-midi à l’Ermitage ou un ballet au théâtre, des étoiles plein les yeux. A Moscou, les fameuses glaces de Gum deviennent un rituel d’après déjeuner, sous le soleil comme sous la pluie.

La vie est douce et agréable dans les capitales russes. Tout du moins pour le voyageur de passage, qui voyage de l’une à l’autre le cœur léger et l’esprit libre. Entre les deux, la passerelle est faite dans un wagon mythique du « red arrow », lancé sur les rails dans l’obscurité de la nuit russe. Je ferme les yeux, et je m’évade, dans cet incroyable début de voyage…

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6 commentaires sur “Once upon a time… la Russie de l’Ouest

    1. J’en reviens et c’est un voyage formidable, à voir absolument Marie ! Je le referai car jai vraiment eu un gros coup de coeur pour Saint Pétersbourg !
      Et attendant bonne rentrée à toi 🙂

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