Once upon a time… Philly

Il est de ces jours saupoudrés de poussière de fées, où l’on se retrouve transporté dans un conte inattendu et où la magie devient réalité.

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Pour moi, tout a évidemment commencé un vendredi 13. Quand la destinée choisit de prendre une direction, en l’occurrence celle de la Pennsylvanie, elle aligne aussi les planètes sur le calendrier. Pour rester dans l’ambiance onirique d’Alice, choisie pour mon non(non)anniversaire au pays des merveilles, à 5 heures, heure du thé, et alors que je venais juste de commencer un livre qui fera étrangement écho à mon week-end, j’ai rempli nos verres de Prosecco en accueillant mes premiers copains, qui apportaient un cadeau un peu gros tout emballé de rose. Alors que ceux-ci surveillaient régulièrement leur montre-pas-à-gousset, mes seconds copains sont arrivés 45 minutes plus tard en criant « en retard! en retard! en retard! », chargés de leurs maisons à roulettes, prêts pour un départ. Un départ? Dans l’effervescence de ma maison de poupée et l’excitation générale, j’ai découvert dans le papier rose bonbon, une autre maison jaune fluo, ni à dos ni à roulettes, et emplie de vide, pour autant que le vide soit matière. J’ai alors eu 5 minutes, sablier en main, pour transformer le rien en affaires d’hiver pour un week-end. Je partais à Philadelphie, sur un coup de baguette de mes amis.

Quelques minutes plus tard, j’étais dans une voiture, les jambes encore tremblantes et le coeur arc-en-ciel. A l’intérieur de moi, ça pleuvait des larmes et ça rayonnait du bonheur. Pour sûr, mon âme pesait bien plus que 21 grammes d’émotions. Mes copains m’avaient offert un voyage. Ils m’avaient offert du rêve, et ça, ça vaut bien tous les beignets du monde. J’allais repasser au dessus des nuages encore une fois, la tête dans les étoiles. Mais surtout, ils étaient là, assis à côté de moi, jusque dans le ciel. Jusque là-bas.

Alors, évidemment que Philly a été une ville merveilleuse. Mon karma était à son apogée, et mon regard plein de sérénité positive s’illuminaient devant les petits plaisirs de la vie. On a senti les flocons de neige sur nos visages froids, on a bu des chocolats chauds, on a découverts des murals dans le labyrinthe des rails, on a marché sous des loupiotes et aussi sur des marches, on a parlé à l’infini dans un bar et parlé de l’infini dans un autre, on a bu de la crème de cassis et mangé du fromage, on a traversé la plus vieille rue de la ville et acheté des crayons de couleurs, on s’est assis dans un diner et on a failli courir… On a surtout partagé la vie, ce petit bout de vie, dans ce coin des Etats-Unis qui restera longtemps dans un creux de mon coeur. Parce que c’est là que j’aurai vécu la magie avec mes amis et qu’ils auront fait depuis le début les plus beaux souvenirs de demain, des souvenirs à l’odeur d’ail et d’oignon, mais que je ne changerais pour rien au monde.

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Alors, j’ai un peu trébuché sur les mots lors de mon discours en ce jour de Martin Luther King, parce que tout ça, c’était vraiment beaucoup, puis c’était aussi un peu fou. Mais vous m’avez fait un cadeau qui est un peu le plus beau du monde, une vraie ode à l’amitié, aux rires, à la joie et à la bonne humeur. Vous m’avez offert de l’émotion. En filigrane sur ce billet d’avion, il y a toute cette poésie qui n’a pas fini de voyager avec moi et de m’accompagner sur les routes. Et je sais que quand je penserai à Nola avec ce petit pincement doux-loureux dans la zone des émotions, c’est surtout à vous que je penserai. Parce que putain, j’vous aime gros comme ça, et y a pas de poésie assez forte pour dire ça.

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